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Blog de littérature

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24 octobre 2008

Entre deux

Ca y est, le plus gros est fait. Avec un pote on a enlevé le fauteuil, le canapé, la table, la table basse.
Il ne reste plus que quelques conneries et on en aura fini avec cet appartement.
Ca fait bizarre d'être là, assis contre le mur de cet appart, à le voir vide alors que l'autre est plein comme un oeuf, à force d'avoir entassé des choses sans les avoir rangées. J'ai l'impression qu'on n'aura pas assez de place alors qu'il est plus grand ! Ca doit faire ça à chaque fois, mais il me tarde maintenant de pouvoir investir cette nouvelle maison, de placer nos affaires, de jouer avec les meubles pour savoir exactement ce qu'on mettra et où.
On en aura connu, des trucs chouettes ici. J'espère qu'on sera bien là-bas également.
Mode blues on
Et au fait, c'est les vacances !

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14 octobre 2008

Enfin un bon roman

cormac_770484

Ça faisait un moment.
J'ai eu un peu de mal à accrocher, je l'avoue, à ce roman que mon pote John m'a offert récemment. Et comme ça faisait quelques mois que je n'avais pas lu d'anglais, il m'a fallu quelques heures pour me remettre dans le bain. Mais cet anglais est assez simple: des phrases rudimentaires, une syntaxe dépouillée, des dialogues réduits à leur plus simple expression...une écriture assez mimétique de cette Amérique ravagée par on ne sait quoi, d'ailleurs, que traversent un père et son fils, dont nous suivons les aventures sous le regard froid d'un narrateur qui restitue par moments les dialogues entre papa et fiston.
The Road...L'éternel thème des écrivains sudistes, ou du moins de mon favori. La ressemblance avec Grapes m'a semblé frappante, et le Pullitzer 2006 mériterait que l'on se penche davatage sur les similitudes entre le récit steinbeckien et cette longue nouvelle de Mc Carthy. Nous passons, dans les deux cas, d'un univers décoratif mais presque frappé de stérilité à l'émergence d'une vie plus forte que tout, plus forte que la mort même. Dans ce texte ravagé par la méchanceté, la haine, la tristesse (ashes, dust, dead woods, corpses...autant de mots qui reviennent comme une litanie) ne subsiste que l'amour entre un père et son fils (amour qui aurait tendance à glisser quelque peu dans le topos, par moments) et la formidable éxplosion de vie apportée par la dernière page.
Un roman que je pensais bien mais sans plus s'est finalement révélé un masterpiece.
Well done !

26 septembre 2008

Well done, Jules !

Sans trop y croire, j'avais fait une demande pour être admis en deuxième année d'anglais. C'est une prof qui m'avait suggéré ça, en voyant que je me spécialisais sur Steinbeck. Sans trop y croire, j'avais demandé et rempli un dossier à la hussarde: bazardé les photocops de tous mes bulletins de note (ce qui faisait déjà un dossier d'un cm d'épaisseur, hein), avec CV, lettre de motiv et tout le tintouin.
Honnêtement, j'espérais seulement être dispensé de quelques cours de la première année.
Mais non, j'ai reçu le dossier hier par poste (alors que je n'avais donné aucune enveloppe timbrée: en 6 ans de fac, j'estime qu'ils peuvent bien me payer une enveloppe), qui me confirmait mon inscription en DEUG II. En clair, j'ai une première année offerte.
Trop bien.
Maintenant, il reste à assurer les cours que je devrai rattrapper, je sens que ça va être un peu la merde, mais je vais voir comment négocier tout ça. Après tout, je ne suis pas pressé, je ne fais ça que pour 1/ ma propre culture, 2/ mon CV, donc on est entre adultes, ce n'est pas comme en fac de lettres, où je devais bouffer et bosser à côté. Là, c'est que du plaisir, et je dois sérieusement me remettre à niveau.
Toujours bon de relancer la machine par un autre côté, et peut-être, si elle existe encore à ce moment-là, pourrai-je passer une mention complémentaire pour être prof de français ET d'anglais ?
We'll see.

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24 septembre 2008

Une belle surprise

La semaine dernière, pendant la formation de Montpellier, j'avais lancé sur le ton de la plaisanterie: "mercredi prochain, c'est mon anniversaire, je veux des gâteaux et un gouter !"
Mais quand je dis que c'était de la plaisanterie, c'en était vraiment: nous, jeunes profs du département, sommes régulièrement réunis ici pour une série de cours qui n'ont rien à voir avec nos disciplines. Une trentaine de gens qui ne se connaissaient pas il y a un mois, et qui n'ont passé qu'une dizaine d'heures ensemble, quoi. L'ambiance est bonne, mais je ne m'attendais à rien en lançant cette vanne.
Et pourtant. En arrivant mercredi, avec une certaine résignation, il faut bien l'avouer, je ne compris pas pourquoi certains me souhaitèrent un bon anniversaire. "Sympa de l'avoir retenu", pensai-je. Puis, au cours du module, la prof glissa une allusion qui aurait dû me faire tilter: "bon allez, maintenant c'est la pause, il y a une histoire d'anniversaire je crois". J'ai pas relevé, et pourtant, en arrivant dans la salle de pause, un gouter m'attendait. Tous s'étaient fait passer le mot pour amener qui un coca, qui un gâteau, qui des verres etc...De sorte qu'ils m'avaient pris au mot et que j'ai eu droit, de la part de personnes que je ne connaissais pas plus que cela, à une véritable fête d'anniversaire. L'info et l'organisation étaient passés par mail à l'insu de mon plein gré.
C'est émouvant, ces petites choses...

13 septembre 2008

Les week-ends du prof

Ouais, parfaitement, les week-ends du prof. Pour le moment ils sont assez tranquilles.
La semaine dernière, je l'ai pris trop cool. J'me suis dit, c'est la première semaine, j'ai du temps libre, j'aurai le temps de voir venir, et bilan des opérations, j'ai rien branlé. Bien mal m'en a pris parce que ma semaine a été fagotée assez bizarrement, au final.
Mais bon, rien de dramatique, au contraire, ça va de mieux en mieux. Je commence à me sentir à l'aise dans ma classe, à savoir gérer des petits trucs débiles qui me stressaient (la voix, les déplacements, l'écriture au tableau...) et je commence à mesurer l'étendue des choses qu'il me reste à apprendre: la gestion du temps, la synthèse du cours, l'oral des élèves, les coups de gueule à doser, être à l'aise avec mes notes...mais je me fais confiance, ça viendra.
Non, vraiment, seconde semaine assez satisfaisante. je me détache petit à petit du sacro-saint cadran des séances que je m'étais fixé pour m'attacher davantage sur la compréhension des gosses, sur le passage et la restitution des infos, je commence aussi à être à l'aise dans le lycée, à y trouver mes marques. Et donc, comme j'ai pris du retard, forcément j'ai de l'avance sur ma semaine, je peux donc prendre le WE assez cool, et j'en avais bien besoin. D'autant plus que je commence mercredi ma formation à 150 bornes de chez moi, et ça, ça me gonfle vraiment parce que 1/trajet, 2/ ambiance pas mauvaise, mais moins bonne qu'ici, 3/pas mon pote John avec qui faire le con.
Toujours pas de box. ces gens-là sont cons à manger du foin, je commence vraiment à les conchier. Youjours planqué au MacDo, comme un voleur dans ma bagnole. C'est ridicule à souhait, mais enfin...
Bon allez, suite au prochain épisode.

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5 septembre 2008

Bienvenue chez les seconde 9 !

Bon, ça y est. le pire est fait: je les a rencontrés, c'est cool.
J'ai passé une des nuits les plus atroces de ma vie, j'ai dû dormir 1h30 à tout péter, tellement je n'arrivais pas à dormir. A 4h30, j'ai pris un somnifère, et j'ai commencé à sombrer après que les poubelles sont passées. D'où ma surprise plus tard, en m'apercevant que j'étais relativement frais.
Donc arrivée au lycée à 13h, pour discuter avec la tutrice, faire des photocops, repérer la salle, saluer les collègues...Et enfin, à 14h, face à face avec mes 20 gamins. Une majorité de filles, quelques garçons disséminés à gauche à droite. Quelques minutes pour retrouver mes repères, et c'est parti.
Ils sont gentils.
Si ce n'est une gamine que j'ai préféré déplacer, tout s'est bien passé. Ca tchatchouille un peu, mais rien de méchant: pas de quoi pousser un brâme. Ils participent, quasiment tous ont parlé pendant le cours...Ils n'ont pas paru bien sensibles au texte que je leur racontais, ma séance était un peu bancale, pas super bien bouclée, pas top mais au moins j'ai fini dans les temps.
Premier contact positif, finalement. Je sens qu'ils observent, ils veulent voir à qui ils ont affaire, ils testent.
Se méfier de l'eau qui dort, mais pour le moment inutile de serrer la vis pour rien.
Je vais pouvoir dormir...

3 septembre 2008

Tempête sous un crâne

Ca fait un bail que je n'ai pas alimenté le blog. Avec la pénurie d'internet, nous sommes obligés de nous sevrer, et c'est dans les quelques endroits où je trouve une connexion que je consulte les informations principales: mes comptes, mes mails, etc...
Plein plein de choses en dix jours. En peu de temps, ma vie a pris un gros coup. J'ai donc été affecté. Une classe de seconde dans un grand lycée très BCBG de chez moi, alors que je m'attendais à un collège. Et des 1L pour quelques cours à droite à gauche. Techniquement, j'aurais pu tomber pire: nous sommes peu à avoir atterri en lycée, en plus c'est un bon établissement, dans lequel la discipline sera, je l'espère, respectée. J'ai assisté à la prérentrée, où j'ai été plutôt bien accueilli. L'emploi du temps n'est pas trop dégueulasse, les collègues sont sympas.
Il reste qu'à deux jours de donner mon premier cours, c'est tempête sous un crâne: est-ce bien ce métier que je veux faire ? Y serai-je heureux ? Pourrai-je m'y épanouir ? Ma place n'est-elle pas ailleurs ? Suis-je prêt à passer plusieurs dizaines d'années à faire les mêmes choses ?...Il y a des moments où j'ai envie de fuir, de démissionner, de tout quitter, de me casser de ce bordel. Le CAPES, ce n'est rien, en comparaison de l'angoisse qui m'envahit alors même que je n'ai pas pris contact avec mes élèves...Je préfèrerais encore me retaper une année d'agreg.
C'est dur, d'endosser une carapace d'adulte, et de quitter progressivement le doux cocon d'étudiant que je m'étais fait. Certes, il commencait à se craqueler sérieusement, il était temps d'opérer quelques changements, mais là tout s'enchaîne si vite, sous est si soudain, semble tellement définitif... Rien n'est définitif, rien n'est grave, mais c'est angoissant. Je fais le malin, bien souvent, mais les amis voient bien que je suis mort de trouille. Mais tout quitter maintenant serait une terrible défaite sur moi-même. Quoi qu'il se passe, et j'espère que je relirai ce mot en riant dans quelques mois, il faut le faire de tout mon coeur, sans abandonner le combat d'avance.
Donc haut les coeurs.

22 août 2008

L'hôpital de Perpignan

Dieu merci, je ne l'ai que rarement fréquenté. Je n'ai jamais été un téméraire.
En revanche, on m'a avait beaucoup parlé de l'état déplorable de son service d'urgence. Hier soir, j'ai pu l'expérimenter. Situation docteurhaoussienne: boeuf et belle-soeur se vautrent en scoot. Par précaution, et puisque mademoiselle est enceinte, direction les urgences, puisqu'on sait jamais...
Et donc, arrivée à 20h30 environ dans l'hôpital de Perpignan. J'ai compris de suite: un couloir crado avec quelques chaises faméliques, dont la majorité avaient été privées de leur assise d'ailleurs, mal éclairé, donnant sur un immense chantier dégueulasse. Et on attendait, comme des cons. Par chance, les deux Fangio ont été pris de suite, et j'ai attendu jusqu'à 23h environ que les soins adéquats leur fussent administrés: en attendant, j'ai eu le loisir de constater la faune qui frquentait, de nuit, les urgences: une majorités d'alcooliques, de toxicos, quelques gosses amenés là par leurs parents affolés, des flics qui ramènent un mec menotté...Tout cela s'alliait à merveille avec les gitans qui se roulaient un pétard tranquillement, assis sur les bancs pourris. Au moins, il y avait une machine à café, je n'avais pas tout perdu.
Et j'ai eu un éclair de génie: dans ma voiture se trouvait mon kit mains libres, donc j'avais une radio que je me suis empressé de brancher. En reconnaissant le Couronnement de Pompée, je me suis remis à ma place, observant ces couloirs glauques, regardant le passage de tous ces gens paumés, blessés, perdus...tout en ayant l'impression que la musique de Monteverdi s'infiltrait petit à petit dans mes veines. A 23h30, les deux jeunes sont sortis, et après un bref passage dans le service de gynécologie, qui nous a confirmé que oui le bébé allit bien, et que finalement il y avait eu plus de peur que de mal, nous sommes rentrés.

J'étais presque triste de partir.

21 août 2008

Mea Culpa

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Je souffre d'un symptôme assez inquiétant pour un prof de français. Honte à moi, je vais annoncer ma décrépitude au monde entier: il est extrêmement rare, ami lecteur, que je finisse un livre.
Oui, en effet, c'est très rare que j'en dépasse les deux tiers. Qu'il s'agisse de poésie, de théatre, de prose, de romans ou d'autobiographies, j'interromps très souvent la lecture avant la fin. Ce n'est pas de la paresse: je lis assez vite, et ce n'est pas une activité désagréable. Ce n'est pas non plus de l'ennui à cause de la qualité du livre: je pense le plus grand bien de plein de livres que je n'ai même pas terminé (Coriolan, Un Roi sans Divertissement, Mort à Crédit, l'Emile, Jane Eyre, la Recherche...). Pas de la flemme, pas de la surcharge de choses à lire à côté...Je crois, après y avoir pas mal réfléchi, qu'il s'agit simplement d'une espèce de lassitude qui s'installe une fois que j'ai repéré le fonctionnement d'un texte, après avoir compris dans quel sens tourne la grosse machine qui sous-tend l'agencement des pages, des paragraphes, des phrases et des mots. Finalement, l'intrigue ne m'intéresse que peu. Avec le temps, et sans doute est-ce grâce au nombre incalculable d'explications que j'ai faites/écoutées) je suis devenu bien plus sensible à tout ce que les élèves jugent secondaire: la cadence, les rythmes, les sonorités, le rendu plastique...J'en viens très souvent, et je crois que c'est cela qui vient justifier mon désinteressement de la littérature pure, à considérer une oeuvre littéraire comme une partition. Chaque lecture, en réactualisant la manière d'aborder le code dérisoire permettant d'accéder à la musique du texte, donne à l'oeuvre une extension dans le temps, dans l'espace et dans l'émotion. Une fois que ce fonctionnement est compris, que j'ai senti vers quoi l'auteur tendait, une lassitude me prend, au point de ne plus avoir envie de finir le bouquin. Presque par contrecoup, le fait de le finir n'est pas nécessairement gage d'une quelconque excellence. Je termine un livre souvent sans m'en apercevoir.

Et s'il y a un auteur chez qui ce processus de musicalité joue à plein, c'est bien Julien Gracq. J'ai eu, pendant très longtemps, une réaction de rejet, après avoir lu La Presqu'île. Je trouvais ça chiant, mais je me mentais. Ce n'est pas chiant du tout, mais il faut sentir la machine tourner, il faut saisir le mouvement qui fait ronronner les phrases de Gracq, et c'est baucoup plus complexe qu'il n'y paraît. Au fur et à mesure que les mois s'écoulaient, j'ai, petit à petit, commencé à comprendre ce qu'il en était, jusqu'à ce qu'Un Balcon en Forêt devienne un de mes romans préférés. Et aujourd'hui, alors que je me débattais sur ma traduction de Steinbeck, j'ai eu envie de commencer le Rivage des Syrtes, je suis donc allé le chercher pour le commencer. Et bien m'en a pris parce que je me suis régalé. A la page 40, je sais à peine de quoi il s'agit, et à la rigueur je m'en moque. En revanche, ce qui me fait frémir à chaque page, c'est la construction des phrases, ce sont les sonorités, le rythme, l'amplitude de cette écriture trempée dans la pluie, les forêts noires et le brouillard. Les paysages et les ambiances de Gracq me correspondent beaucoup: le froid, les pluies de novembre, la pluie, la solitude...Et j'ai compris, en refermant le livre au bout d'un moment (car ce n'est pas le genre de bouquin qu'il faut lire en deux jours, il faut le temps de s'imprégner et de se laisser submerger) que, malgré les autres choses qui me tiennent désormais bien plus à coeur, j'aimais encore la littérature.

18 août 2008

Mens sana in corpore sano...tu parles

Ainsi donc, la fin des vacances commence à approcher. Dangereusement même: tout le monde commence à parler de la rentrée, les soirées grillades & co se raréfient, les copains redeviennent casaniers...Même Hapax est partie, et en partant (à 1h45, certes) de chez Bénédicte, j'ai eu comme le sentiment que la dernière soirée de l'été se profilait dangereusement. Il va donc falloir retrouver un rythme sain: coucher pas trop tard, mais surtout lever tôt, et au travail pour se remettre bien sur les rails.
Mais avant tout, il était carrément impossible de squizzer Bénédicte sans parler de son taille-crayon. Je ne m'éloigne pas du sujet initial, puisque cet ustensile sorti de manière si ostentatoire venait ponctuer, il y a deux ans, nos cours de CAPES. Bénédicte, donc, déteste les porte-mine et préfère le contact plus viril du bois (guère étonnant, pour une spécialiste de Giono). Seulement les petits taille-crayons merdiques de Carrefour lui niquent systématiquement ses jolis crayons. Il a donc fallu recourir à LA Bête de Course:

DSCF5310Si ce truc là était une mobylette de livraison, en comparaison je continuerais de livrer sur mon Fox 50 alors que Bénédicte me mettrait un vent avec son CBR 900. Machin qui maintient le crayon bien en place, petite manivelle rotativement axatoire (elle tourne sur un axe, quoi) pour une taille personnalisée, couleurs vives qui vous donnent direct une insolation et, le must du must, le petit réservoir pour récupérer les déchêts crayonnatoires.

DSCF5311Non, vraiment, le top of the pop. Et donc, Bénédicte sortait religieusement, en chaque début d'heure, son petit (enfin, son énorme) taille-crayon. C'était le rituel, et ça m'amusait beaucoup. Parce que c'était tout Bénédicte: méticuleuse, appliquée, de bons outils pour une bonne artisane, le besoin de se rassurer avec des petits trucs comme ça. Bien évidemment, nous la charrions avec ce taille-crayon. Il n'empêche qu'elle a eu son CAPES...avec ce taille-crayon sur la table pendant les écrits. Et maintenant, j'ose espérer qu'elle ne calera pas dans ce joli instrument les petits doigts tout fins des méchants Kévins et Kévinas "pour leur apprendre à s'révolter."
Enfin. La rentrée se rapproche, donc ressortons et préparons tous nos taille-crayons respectifs !

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