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25 juillet 2008

Souvenir d'un bon moment

En faisant le tri des photos de mon téléphone, j'ai retrouvé ces petites photos que j'avais complètement oubliées. Il est bien, ce petit portable, il fait des photos d'assez bonne qualité et il en stocke pas mal. C'est cool. Enfin, cette ballade peut être datée très précisément, car elle est facilement contextualisable. Pendant une heure et demie, je m'étais baladé dans Montpellier alors qu'Emilie passait le concours d'entrée du CRPE, en même temps que quelques milliers d'autres étudiants. Je me suis donc retrouvé seul, dans ce quartier que j'adore. J'avais rejoint le Lez en partant de la fac de LEA, puis j'avais rattrapé la place du nombre d'or avant de monter lire une petite 1/2h dans la grande médiathèque. Je m'étais remémoré avec plaisir les moments que j'avais passés là-bas, à écrire mon mémoire de DEA. Puis retour tranquille au milieu des badauds sur cette grande place qui surplombe l'arche. Pause café dans un petit boui-boui, et retour à la fac d'éco. J'avais oublié ce moment, pourtant j'y avais pris beaucoup de plaisir. Le plaisir de ceux qui n'ont rien à faire qu'attendre et déambuler dans cette grande ville, au cours de cet après-midi grisâtre. _e_SP_A0023 SP_A0025 SP_A0027
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19 juillet 2008

Concert de Robin Mc Kelle

Robin_McKelle_01_375 Eh ui, étant donné que du fond de mon bureau climatisé, je gère les équipes qui bossent sur les concerts, il est normal que l'une des têtes pensantes du (très haut) conseil de direction du conseil général ait des entrées libres pour tous les concerts de la saison. Non ? Bon, quoi qu'il en soit, mon pote John et moi avons été autorisés à assister en VIP à ce concert. Ce n'est pas Coltrane, mais nous ne vivons pas à New-York non plus. c'était quand même une bonne aubaine que de voir ce concert. Quatre personnes sur scène: la chanteuse, normal; un pianiste, un contrebassiste et un batteur. Vraiment bien, je craignais en arrivant que ce concert soit trop élitiste et réservé à quelques experts du jazz, en laissant les novices (dont je fais partie) sur le carreau. Pour reprendre une expression d'une nana du bureau, j'avais un peu peur de la "métaphysique du saxophone." Finalement non, ça passait très bien, ces mélodies. J'avais conscience d'assister à un concert "tout public", avec les grosses ficelles, il reste que les trois excellents musiciens m'ont convaincu, malgré la casserole qui servait de piano à queue. Du coup, ça m'a donné envie de réécouter le live de Keith Jarret que mon prof m'avait prêté il y a quelques mois. C'est net: le jazz, c'est pas trop mon délire. Mais de temps en temps, à doses homéopathiques, ça va. Et ça m'aide à comprendre un peu les gens qui me disent qu'ils aiment le "classique' à "petite dose", pour les "détendre," ce qui me semble habituellement la pire des aberrations. Et j'ai même pensé à prendre mon appareil. Mais comme je me défends de faire partie de ces gougnaffiers qui font crépiter leur flash pendant le concert, vous vous contenterez du "stage before the live." Non mais.DSCF4253
11 juillet 2008

Pourquoi c'est si simple, Mozart ?

Sommes allés voir un petit concert hier soir. Haydn et Mozart, au palais des rois de Majorque. J'ai toujours été stupéfié de voir à quel point la musique de Mozart est naturelle. Simple. Elle ne l'est pas, bien évidemment, mais il s'en dégage une impression de simplicité absolument déconcertante. Beaucoup de monde me contredira (mais, j'aime à le croire, pas tant que ça, au final), mais j'ai l'impression que l'on est passé, grâce à Mozart, de la musique des dieux à la musique des hommes. Bach a transcrit en musique le mouvement des planètes, la respiration naturelle, la musique des astres (vous avez compris vers qui ma préférence allait, non ?); tandis que Mozart s'est évertuer à transposer le rire des hommes. Comme le disait un de mes profs de fac, on est passé, entre le 17ème et le 18ème, d'une vision verticale à une vision horizontale, même si Dieu était encore loin d'être mort ! D'ailleurs, la musique de Mozart fait encore l'unanimité, il n'y a qu'à voir l'engouement stupide d'il y a deux ans. C'est presque une mécanique cachée: on a l'impression que le cher Wolfgang a composé ses sonates sur un coin de table, à trois heures du matin. Et pourtant ça marche. Oui, un joli concert hier soir. L'inévitable "petite musique de nuit" et la très belle symphonie "Jupiter", bien dirigée par ailleurs. Mais nous n'avons aucun mérite, finalement, à aimer Mozart, car cette musique est faite pour être aimée. Je ne la crois pas, du moins dans ces morceaux-là car je ne suis pas un spécialiste de Mozart, métaphysique, mais ô combien mondaine. Nous sommes encore loin des jérémiades schubertiennes (et pim !) ou des expérimentations de Schoenberg....Mozart a composé, mais sur le même mode il aurait pu écrire, peindre ou sculpter. L'important était surtout de faire ouvrir son public sur l'Autre, et moins de transmettre un message d'essence philosophique ou personnel. C'est ce Mozart qui m'est le plus familier. Comme me le rappelait un ami, il y a un "autre Mozart". Celui de la flûte enchantée, celui du somptueux Requiem...Je ne le connais pas bien, celui-là, j'ai encore du mal à me défaire de ma première approche. Cela viendra sûrement.

Découvrez Walter Gieseking!
9 juillet 2008

De l'avantage de travailler au conseil général

C'est vrai quoi. D'habitude, les tafs saisonniers c'est pénible, chiant, dans des ambiances pourries avec des gens qu'on aime pas. Là non. Certes, ce n'est pas idyllique, mais je dois bien avouer que je termine ma longue série de saisons estivales (je dois pas être loin de la dizaine, tout de même) par un travail en or. Prenons hier. Il s'agissait, exceptionnellement, de me sortir des bureaux pour aller aider à accrocher une exposition au château royal de Collioure. Ben ce fut une super journée. Les peintures n'étaient pas dégueulasses, il fallait se creuser la tête pour les accrocher de manière uniforme et harmonieuse, d'où clous, marteaux, mètres et niveaux à bulles. Et en plus, l'artiste nous a payé le resto sur la côte ! Que demander de plus ?! J'ai flashé sur deux des oeuvres de MP Valat: Ancara et Bois blanc. Un diptyque que j'ai trouvé très beau, même si les photos prises par le téléphone ne sont pas terribles. Si j'avais 600 euros à foutre en l'air, je les aurais volontiers accrochées sur le mur de mon bureau. SP_A0070 SP_A0072 SP_A0071 Et retour peinard à cinq heures, heure de mon départ. Quant à aujourd'hui, glandouillage en règle. Il est vrai que je suis obligé de récupérer les infos au compte-goutte, donc je fais le pied de grue ou je dois aller pêcher les infos à différentes sources. ce que j'étais en train de faire quand on m'a demandé gentiment d'envoyer des tracts à TOUS les services du département. Tous. Soit un gaspillage de temps, d'énergie et d'argent. Je me suis donc exécuté, ce qui m'a tout de même pris l'après-midi... C'est assez kafkaïen, comme système. Remarque, il y a au moins une bonne nouvelle: on m'a convié à refaire une conférence sur Steinbeck en Octobre. Le 17 ou le 24. J'essaierai d'adopter un plan différent cette fois-ci. Tout except le train-train.
6 juillet 2008

Continuation

Bon, pas mal de retard dans la tenue du blog. Je me suis donc pointé mardi matin, 9h, pour m'apercevoir que ma chère Catherine n'était tout simplement pas arrivée. J'ai donc été halpagué par un de ses sous-fifres pour faire quelques bricoles dans la fameuse exposition que j'étais censé surveiller. Rien de bien folichon, mon chaperon me libérant à 11H30. Retour au QG je retrouve Catherine en pleine discussion avec un monsieur, responsable du pôle technique du conseil général. C'est lui qui devint mon nouveau patron, en me disant: "bon, ben on y va, maintenant." Dégouté j'étais de ne pouvoir rentrer manger avec ma moitié. Mais vite consolé en apprenant que j'avais été enlevé pour la grillade annuelle du personnel, tous les 1° Juillet ! Donc, j'ai passé le reste de l'après-midi sur les hauteurs privées du château royal de Collioure, autour de mes nouveaux collègues pour me faire une super grillade, aux frais du contribuable. Et ils savaient vraiment y faire, on a bouffé/bu jusqu'à 5h30 du soir. Y a pire, comme première journée de travail ! SP_A0068 J'ai donc officiellement pris mes fonctions le lendemain, 8h30, et enfin compris ce que j'allais faire un mois durant: gérer les plannings de tous les concerts du mois de Juillet. En gros, sur mes jolis tableaux Excel, je dois déterminer ce que fera telle équipe à telle heure, qui fera quoi, où, quand et comment. SP_A0069 Donc j'ai droit à mon poste avec deux écrans, la clim, une machine à café. Je suis comblé. Mine de rien, j'ai pas mal de responsabilités, et ce n'est pas inintéressant, d'autant plus que je me ballade régulièrement avec la Clio climatisée du CG pour faire moult conneries (porter des affiches à Prades, récupérer des docs, etc...). L'équipe est assez sympa, l'ambiance est bonne et mon patron a l'air satisfait de ce que je fais. Donc, c'est cool, pour le moment !
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