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11 mai 2009

Balade au parc

Je ne sais pourquoi je nourris, depuis mon enfance, un amour irraisonné pour les parcs publics. Les vrais, hein, pas les petits champs  de gazon infâmes posés là comme des étrons entre deux feux rouges. Non, les vrais de vrais, ceux dans lesquels on peut se poser sur un banc pour lire, regarder les gens qui passent, observer que ce platane centenaire a bien poussé depuis la dernière visite la semaine précédente, se dire que les voitures et la ville ça pollue et que les villes, décidément, ça devrait vraiment être à la campagne sauf que si on n'avait pas ce bruit de fond de klaxons et de moteurs on s'ennuierait...
Donc hier, au lieu d'aller faire un tour dans nos vignes, c'est donc dans le parc perpignanais que nous nous sommes posés, entre un platane, un marronnier et un gingko-biloba, qui d'ailleurs, s'il n'en est pas un, l'imite foutrement bien. Je regrettai d'ailleurs de 1/ne pas avoir pris de bouquin, et 2/ne pas avoir davantage profité de cet endroit charmant pendant l'époque épique où nous habitions en centre ville. On était bien, sans parler, à observer ce microcosme artificiel et pourtant tellement charmeur, presque le "jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant" cher àDSC00286 Verlaine.






DSC00286

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9 mai 2009

Alea jacta est

Enfin, erit, à vrai dire: j'en saurai davantage fin Mai Après nous avoir fait stresser pendant toute une après-midi sur un hypothétique envoi au fin fond de la Lozère, les postes disponibles l'an prochain dans mon département (car je précise à l'attention du profane égaré sur les voies sans issue de la toile que je suis dans le privé). Ce n'est pas si mal, finalement. Notamment un renversement de situation assez amusant. Je m'explique: l'an dernier, vers la fin du mois d'Août je stressais d'atterrir dans un établissement inconnu, moi qui convoitais le collège qui avait abrité toute ma scolarité. D'où ma déconvenue lorsque le sésame tant espéré fut attribué à une autre, laquelle voulait le lycée qui m'était échu. L'année se déroulant, j'en vins à aimer de plus en plus ce lycée, au point de ne pas avoir envie d'en partir. Seulement celui qui prendra mes heures doit faire des heures de grec, matière pour laquelle je suis parfaitement incompétent. Tristesse. Amertume. Du coup, j'en suis venu à repostuler dans l'établissement initial, et à ma copine de venir faire les yeux doux dans mon lycée. Un échange paradoxal de bons procédés. C'est étrange comme les choses se déroulent: ce lycée que j'abhorrais en début d'année est devenu un bercail dans lequel j'aspire à revenir, tandis que je retournerais presque en traînant les pattes dans mon collège. Comme quoi, la vie nous forme, malgré nous ! Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre.
1 mai 2009

Lost in IKEA

J'ai toujours été stupéfait par les magasins Ikéa. La philosophie de cette grande enseigne a beau avoir quelque chose de répugnant dans son but quasi-avoué de mettre les gens dans des cases sans qu'ils ne fassent trop tache à côté de ces objets rutilants, il est quand même impossible de ressortir du magasin sans avoir acheté un truc, ou, pour ma part...sans s'être perdu.
Voici le topo, pour les paysans comme moi qui ne connaissent pas par coeur de telles enseignes: le principe est fondé sur la marche: entré dans le magasin, le visiteur est happé dans un circuit qui lui fait faire le tour de tous les rayons, de tous les objets. Tous. Du lit au presse-purée, de la table aux rideaux, du bureau au parc pour enfants, de la salle de bain au garage... Puis en bas, direction la réserve, où les centaines d'objets sont à la disposition du quidam, bien rangées dans de jolis paniers, dans des étagères ou dans d'immenses entrepôts où l'on peut se servir avant d'aller à la caisse.
En l'occurrence, je cherchais des tréteaux, deux tréteaux pour le bureau d'Emilie. Je n'avais besoin de rien d'autre, à la limite je pouvais aller directement en réserve les chercher, si ce n'est le besoin d'aller vérifier avant qu'ils conviennent bien. Une fois rassuré, je descendis dans la fameuse réserve. Le principe est le même: un long serpentin entre les paniers plein d'objets tout neufs. Et c'est là, incrediblely, que je me suis perdu. Tel Thésée sans son fil, j'ai erré trois fois dans ce labyrinthe, ratant trois fois le panneau (petit et mal foutu, il faut le dire) de sortie. Il faut, de plus, mettre ça sur l'état de fatigue et d'énervement avancé dans lequel je me trouvai alors: une journée pénible de formation après avoir peu et mal dormi, près d'une heure de tram et une demi-heure de marche, la perspective alors incertaine d'avoir un poste convenable à la rentrée...
Mais enfin, j'aperçus, mon petit réveil de bureau (dont j'avais justement besoin, ben voyons) à la main, la voie de la réserve. Je pus alors récupérer mes fameux tréteaux et régler mon dû.
Tout cela a duré plus d'une heure et demie. C'est cela, le paradoxe EPR ?

Ikea_map