Chaud.
Il fait chaud ici, c'est horrible, une sensation d'être pressés comme des éponges d'eau salée. Le jour à peine levé, le soleil impose son bourdonnement, nous réduit au rang d'esclave, transformant en bouillie nos jolis projets bucoliques.
Donc nous sortons le soir, sans envie de parler, voir les gens les amis qu'on a pas vus depuis longtemps; et un temps d'adaptation est nécessaire pour que les antennes se recollent, pour retrouver les liens communs et les discussions d'antan.
Les endroits sont les mêmes, auréolés par cette odeur d'asphalte bouillante. J'ai des imaginations de pieds emplis de goudron chaud nous retenant collés au sol. Du coup on reste à la maison, on glande, on lit, on étudie, on regarde des séries, on dort, on projette tout ce que l'on fera à la rentrée et au cours de cette année qui s'annonce ô combien chargée. Le châtiment de l'homme qui vit en pro-jet.
J'ai pris après moultes tergiversations un billet pour Istanbul en Octobre, je reprends goût à la photographie, essayant d'enfanter plein d'idées pour le club-photo à la rentrée. Mercredi nous partons, en Lozère d'abord, puis pause à Paris pour repartir dans le Nord, une semaine avant de rentrer définitivement. Détour probable vers Tours aussi saluer une vie qui arrive.

La vacance défile vite et prend comme à chaque fois cette teinte d'insomnie.